En date du 11 octobre 2025, l’AFB a organisé un atelier de formation sur le thème « Combattre le racisme dans le milieu de travail ». Cet atelier s’insère dans le cadre du programme Catapulte de la FPCN qui vise à valoriser les grandes idées. Une vingtaine des jeunes « travailleurs de JBS Food » appartenant à diverses communautés d’ascendance africaine (somalienne, congolaise, éthiopienne, guinéenne, camerounaise, burundaise soudanaise, sénégalaise, rwandaise, ivoirienne, etc.), a pris part à cette activité. Ces derniers ont appris comment dénoncer les actes de racisme dont ils peuvent faire l’objet sur le lieu de travail sans recourir à la force.

Les moyens de combat
Les témoignages faits par le directeur général de l’AFB (Monsieur Sa-Eva) sur base des expériences vécues par les membres de la communauté francophone ont édifié les participants, qui ont eu l’opportunité de renforcer leurs connaissances sur les moyens à utiliser pour face aux actes de racisme et de la discrimination dans le milieu de travail.
S’étant rendu compte que le délai était largement dépassé, et que les nouveaux travailleurs blancs recrutés après lui étaient rapidement promu à ce poste, il prit la résolution de consulter l’AFB.
Grâce à cette consultation l’employé a eu non seulement eu les orientations, mais aussi les informations juridiques et l’aide nécessaire qui lui ont permis, à dénoncer et réclamer justice à la Commission des droits des personnes, concernant son « droit à la promotion prévu dans son contrat ». Après avoir examiné favorablement son cas, la commission l’a rétabli dans ces droits en condamnant l’employeur à lui payer une amende.
Un autre participant du nom de Robert, qui a travaillé il y a quelques années à l’agence de Tim Horton a témoigné avoir subi une injustice similaire. En effet, ce dernier a déclaré que : « tous les nouveaux travailleurs temporaires, de même nationalité d’origine que le chef d’agence, étaient rapidement promus parfois après trois mois au poste de superviseur. Et pourtant, c’est moi qui assurais leur formation. De peur de perdre mon emploi, je me suis résolu à garder le silence. Si je l’avais su j’aurais sans doute saisi la commission des droits de la personne pour réclamer justice ».
En effet, en 2014, la commission des droits de la personne de Calgary a favorablement examiné la requête d’un ancien travailleur francophone d’une agence locale de « 7 ELEVEN ». Ce dernier reprochait à son employeur de lui faire subir un traitement discriminatoire en matière de promotion.
En effet, malgré son ancienneté, son employeur continuait à le maintenait au poste de simple agent, alors que son contrat de travail et la politique de l’entreprise prévoyaient à tout agent une promotion au poste de superviseur après un certain délai de travail.

Ne pas répondre au racisme par la violence
« Sans se rendre compte que le travailleur noir, victime des propos racistes comprenait l’Ukrainien pour avoir vécu dans ce pays, celui-ci lui a proféré des injures en langue ukrainienne en disant que « les noirs n’ont pas de cerveau et qu’il l’aurait tué s’ils étaient en Ukraine ».
Se référant aux conseils d’un syndicaliste francophone de l’entreprise saisi pour la circonstance par le travailleur lésé, une pétition fut signée par les travailleurs d’ascendance africaine réclamant des sanctions contre cet ukrainien, qui a finalement perdu en guise de sanction sa qualité de chef d’équipe, suivie d’une mise en garde ou menace de licenciement en cas de récidivisme. Grâce à cette procédure de règlement pacifique de conflit, l’incident fut clos à la satisfaction de tous.
En conclusion, face aux actes de racisme la connaissance de ses droits (principe 2) est primordiale pour bien dénoncer leur violation. Au de là de cela, le recours aux moyens légaux comme la commission des droits des personnes, et aux services des syndicats des travailleurs; sans oublier la consultation des organismes communautaires qui encadrent les immigrants, est vivement recommandé.
Les participants à l’atelier ont exprimé leur satisfaction au succès de cet atelier qui a renforcé leurs compétences sur les moyens de combattre le racisme en milieu de travail sans recourir à la violence. À son tour, l’AFB a exprimé sa gratitude à la FPCN qui a financé cet atelier.
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L’AFB est un organisme communautaire créé le 22 juin 2004 pour pallier à la carence des services en français à Brooks, une ville située dans le comté de Newell au sud-est de l’Alberta au Canada.

